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Entre deux guerres à deux visages

Au lendemain de l’Armistice, le chantier à entreprendre est immense. Pourtant la reconstructions’avère rapide ! Ce second élan industriel a des conséquences bénéfiques sur la cité qui connaît un nouvel essor démographique et une reprise de l’extension urbaine.
Mais à partir de 1930, la dépression économique engendre des conséquences néfastes pour l’activité industrielle : la production de minerai, de fonte et d’acier accusent des baissent allant jusqu’à plus de 40% par rapport à 1929.
A JŒUF, en 1935, 4 hauts fourneaux sur 8 sont arrêtés. Comme la population active est massivement employée dans les mines et usines, (2818 sidérurgistes et mineurs sur 3310 actifs à JŒUF en 1936), les répercussions sur l’emploi et le pouvoir d’achat sont sérieuses.
De l'apogée industrielle à la reconversion : le pôle tubes

Au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale, après une période consacrée à la reconstruction, l’usine de JŒUF connaît une ère durable de modernisation technique et de développement économique.
A partir de 1968, les forges de JŒUF arrêtent progressivement leurs activités. Les deux fourneaux géants édifiés au début des années 60 s’éteignent respectivement en décembre 1988 et novembre 1989. Une galerie de jonction ayant été réalisée entre la mine de JŒUF et celle de MOYEUVRE, toute proche, ces deux mines ne formeront plus qu’une seule exploitation dont la fermeture interviendra en 1994.

Le visage de JŒUF aujourd’hui est le reflet de ce passé. Son urbanisme le prouve : les maisons d’ouvriers formant de petites cités ont été construites par la famille De WENDEL, de même que la salle de spectacle (salle François De Curel). D’autre part, la population comprend nombre d’Italiens, venus dès le début du siècle travailler à la mine (ils représentent 70% de l’effectif en 1913). De nouveaux quartiers ont enserré peu à peu le vieux JŒUF, afin de loger les ouvriers et employés de la mine et de l’usine. JŒUF a compté 12 000 habitants au plus fort de son apogée, mais a perdu 36% de sa population entre 1968 et 1981.

Aujourd’hui, JŒUF a décidé s’appuyer sur son passé pour réussir à donner un second souffle à sa vocation industrielle. L’ancien site sidérurgique, relié directement au réseau SNCF, est désormais investi par un véritable pôle tubes acier. Les entreprises de ce site bénéficient d’une main d’œuvre disponible et formée, ainsi que de la proximité de leur matière première, réduisant ainsi les coûts de transport.

Par ses différents projets d’aménagement de son territoire, par ses ambitions, JŒUF gagne peu à peu le pari de sa reconversion. JŒUF la sportive, JŒUF la commerçante, JŒUF l’industrielle s’engage aujourd’hui dans une nouvelle ère : celle de la reconstruction.
 
Sources : " Chroniques Joviciennes ". Monsieur MARTINOIS. CPHJ.

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